Le Musée Anne de BeaujeuRetour à la page d'accueil du Musée Anne de BeaujeuConseil général de l'AllierRetour à la page d'accueil du Musée Anne de Beaujeu
Votre barre d'outils Augmenter la taille de la police (grande).Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Enregistrer cette page dans vos favoris.

Collectionneurs et donateurs

Les donateurs du musée s’inscrivent dans la lignée des grandes figures de donateurs qui ont contribués à façonner les collections telles que nous les connaissons aujourd’hui. Le musée bénéficie régulièrement de donations et de legs qui permettent au fond de s’enrichir afin de présenter au public une collection cohérente et de référence.

Edmont TUDOTEdmont TUDOT

Edmond Tudot : conservateur, collectionneur et artiste

Edmond Tudot (Bruxelles, 1805- Moulins, 1861) fut tout à la fois archéologue, collectionneur, peintre, lithographe, professeur de dessin au lycée, directeur de l'école communale de dessin de Moulins, membre fondateur de la société d'Emulation du Bourbonnais, premier conservateur du musée de Moulins !

De Edmond Tudot peintre, le musée conserve une huile sur toile, Le Château de Veauce, peint en 1845, lors d’une de ses nombreuses campagnes de repérage dans toute l'Auvergne. Tudot avait étudié la lithographie et exploita les ressources de cet art pour l'illustration d'ouvrages, réalisant plusieurs planches dans L'Ancien Bourbonnais d'Achille Allier et L'Ancienne Auvergne. Il réalisa des vues de Bourbon, de Lapalisse, des châteaux de Montmorillon, de Montgilbert, voyageant pour ce faire avec un historien. Il se servait de la chambre obscure pour réaliser les vues générales des villes et édifices.

Archéologue, Tudot fut l'inventeur des statuettes en terre blanche de l'Allier trouvées lors de fouilles menées à Toulon-sur-Allier. Le musée des Antiquités nationales détient la majeure partie de sa collection archéologique, néanmoins de belles pièces sont également conservées au musée de Moulins ainsi que des sculptures (datant de l’Antiquité au 18e siècle) provenant du département, des fers de lance mérovingiens, des faïences…

Il a en outre donné au musée une vingtaine d'œuvres de sa main, des dessins (Le Château de Moulins, Homme courbé sous un fardeau, Galerie du château de Veauce) ou des gravures (L'âne rétif, Le Château du Riau, La lanterne des morts…).

Louis MantinPortrait à la toque d’Astrakan photographie sur plaque céramique

Louis Mantin

Louis Mantin est né à Moulins le 14 janvier 1851. Après des études primaires à Yzeure, commune limitrophe de Moulins, il achève son enseignement secondaire au collège Sainte-Barbe à Paris puis entre en faculté de droit et obtient sa licence.
Après ses études, il s’oriente vers la carrière d’avocat et s’inscrit au barreau de Paris. On ne sait que peu de choses de son activité professionnelle parisienne sinon que, de 1875 à 1879, il est avocat à la cour d’appel et qu’en 1878, il est secrétaire de contentieux pendant l’Exposition universelle.
Cette carrière lui convient probablement assez peu car dès 1877, il fait une demande, parrainée par les députés de l’Allier, pour entrer dans l’administration préfectorale ; cette demande est satisfaite deux ans plus tard.
A partir de 1879, il fait carrière dans l’administration préfectorale en tant que conseiller d’abord, puis sous-préfet, enfin comme secrétaire général – avec rang de sous-préfet -. Il est nommé dans les départements des Hautes-Alpes, de l’Héraut, de la Nièvre et de la Haute-Vienne. A plusieurs reprises, dans sa correspondance avec des hommes politiques, députés ou sénateurs dont il sollicite le soutien, ou avec ses supérieurs hiérarchiques du ministère de l’Intérieur, il se montre préoccupé par son avancement et, surtout, par une affectation proche de Moulins. En effet, pendant la presque totalité de sa carrière professionnelle, il doit également gérer sa fortune personnelle. En désespoir de cause, il demande une mise en disponibilité pour regagner sa ville natale. Il l’obtient le 21 avril 1893. Le même jour, il est élevé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. Il a, auparavant, reçu deux autres distinctions : les insignes d’officier du Dragon d’Annam et de l’Ordre du Nichan Iftikhar de Tunis.


Louis Mantin, rentier à 42 ans, habite désormais à Moulins et vit en « bourgeois » comme il se définit lui-même dans son testament. Il décide rapidement de se faire construire une villa à son goût et d’y installer ses collections. Ses autres activités nous sont mal connues : il voyage en Europe et s’intéresse au patrimoine bourbonnais. On lui doit quelques articles dans le bulletin de la Société d’Emulation du Bourbonnais, société savante très active, dont il est vice-président de 1902 à 1904.
Malade et n’ayant pas d’héritier, il écrit quelques mois avant sa mort un testament avec des dispositions très précises. Il meurt le 3 octobre 1905, à l’âge de 54 ans. Il est enterré à Moulins dans le caveau familial, une tombe en forme de pyramide en pierre de Volvic.