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Acquisitions

Acquisitions

Paire de couteaux dans leur étui

Louis Molle (actif à Moulins, 2e moitié du 18e siècle)
1787
Sur la lame en vermeil, poinçon de l’année (quatre ailes de moulin et le millésime de l’année 87), poinçon de charge des menus ouvrages (communs à Orléans et Moulins pour les années 1781 à 1789), poinçon du coutelier (LM de part et d’autre d’une clé) et trois autres poinçons non identifiés
Sur la lame en acier (non originelle) : inscription LEHAVRE et un poinçon non identifié
Manches des couteaux en ivoire, viroles en or, une lame en vermeil, une lame en acier. Etui en galuchat teinté vert garni de velours rouge
L. 27 cm (couteaux dans leur étui), L. 22 cm (couteau de Moulins)
N° d’inventaire : Mab 2013.3.1 (achat en vente aux enchères, avec l’aide du FRAM)

La coutellerie a connu à Moulins une prospérité importante. Aux 17e et 18e siècles, Moulins comptait une cinquantaine de couteliers soumis aux règles des orfèvres. Ces couteaux précieux, en or, nacre et argent, étaient présentés dans des étuis en galuchat ou dans des coffrets en bois marqueté. La collection du musée compte aujourd’hui une vingtaine de pièces ou ensembles dont un autre couteau du même artisan (manche en nacre et or, lame en or, Mab 88.4.1).

Ces couteaux possèdent des manches en ivoire se terminant par un motif floral stylisé avec des viroles en or. La lame marquée LEHAVRE est un remplacement postérieur d’une lame qui était habituellement en acier, son tranchant la destinant à la découpe des viandes. La lame en vermeil, inoxydable, était quant à elle destinée aux fruits. Les deux pièces sont rangées tête-bêche dans un écrin ouvert de part et d’autre.

Quatre panneaux de boiseries : Jeux d’enfants, Colibri et papillons, Poissons et Poussins

Jeux

d'enfants

Colibri

et

papillions

Georges-Antoine Rochegrosse (Versailles, 1859 – El Biar, Algérie, 1938)
Vers 1880-1885
Huile sur bois
H. entre 72 et 82 cm ; l. entre 68 et 72 cm
N° d’inventaire : Mab 2013.1.1 à 4 (don de la Société d’émulation du Bourbonnais)

Très loin des peintures spectaculaire qui en ont fait l’un des peintres d’histoire les plus célèbres de la Troisième République, ces panneaux, rapidement exécutés, étaient destinés à la décoration d’une demeure familiale. Ils proviennent de la villa nivernaise de Théodore de Banville, poète Parnassien et critique littéraire, beau-père de l’artiste. Ces panneaux à fond monochrome rouge viennent compléter quatre autres panneaux à fond jaune présentant des scènes plus narratives de personnages lilliputiens et l’animaux anthropomorphisés (Mab 56.1.1 à 4). Jeux d’enfants propose un point de vue très haut et un cadrage particulièrement serré, sur de jeunes protagonistes qui ignorent complètement le regard du peintre. Une vision poétique et une perception originale de l’enfance comme un monde « à part ».

Le musée, qui conserve la collection la plus importante de l’artiste avec 35 œuvres, lui a consacré en 2013 une importante exposition monographique accompagnée d’un catalogue écrit par Laurent Houssais.