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Chantiers des collections

Les médailles du musée Anne-de-Beaujeu

Article rédigé par Pauline Mady, étudiante en deuxième année de Master professionnel Gestion et mise en valeur des œuvres d’art, objets ethnographiques et techniques (MAGEMI) à l’université Rennes 2, à la suite d’un stage de quatre mois effectué en 2015.

La collection de médailles

Composée de plus de 500 pièces datant du 17e au 20e siècle, la collection de médailles du musée Anne-de-Beaujeu offre un aperçu complet de l’évolution de cet art à part entière. Cet ensemble s’est constitué dès le milieu du 19e siècle puis s’est progressivement enrichi grâce à des dons et des legs. Le legs Mantin (1910) et le don Laussedat (1914) marquent ainsi l’entrée de plus de 200 médailles parmi lesquelles on trouve de magnifiques pièces.

Lucien Coudray, Orphée, 1899, médaille biface, bronze, Moulins, musée Anne-de-Beaujeu, inv. 14.4.27 (don Laussedat en 1914) Insigne d’officier du Nichan Iftikhar ayant appartenu à Louis Mantin, 4e quart du 19e siècle, argent et tissu, inv. 10.868 (legs Mantin en 1910)

Pourquoi cette collection a-t-elle nécessité une intervention ?

Un problème d’inventaire

Une partie de cette collection n’a jamais fait l’objet d’un inventaire. Cette procédure est pourtant essentielle : l’inventaire établit l’appartenance d’un objet au musée et constitue un outil nécessaire à la connaissance des collections.

Par ailleurs, la collection n’a jamais fait l’objet d’un travail d’ensemble. À partir de 1910, des fiches d’inventaire papier ont été réalisées. En 2008, ces données ont été transférées sur une base d’inventaire informatisée appelée Micromusée. Par ailleurs, un travail de catalogage, effectué en 1982, avait permis de recueillir des informations sans que celles-ci soient intégrées à la base. Il était donc nécessaire de croiser l’ensemble des données et d’actualiser l’inventaire.

La lecture d’un numéro d’inventaire peut se révéler difficile sur des médailles aux dimensions réduites. Pour une exposition, ces marquages peu esthétiques, devront être effacés par un restaurateur et placés de manière plus discrète.

Un problème de documentation

En dehors de l’inventaire, le musée ne possédait pas beaucoup d’informations sur cette collection. Un travail de recherche et de documentation a donc été effectué.

Le récolement

Le récolement est une obligation légale. Le musée doit s’assurer de l’existence et du marquage de chaque œuvre inscrite sur son inventaire. La localisation et le constat d’état sont également mis à jour.

La conservation

Les conditions de conservation de ces pièces étaient inadaptées. Un système de conditionnement a été imaginé en tenant compte des principaux dangers pour la collection : l’humidité, la poussière et les manipulations.

Les différentes étapes de travail

- Correction et mise à jour des données présentes sur les fiches d’inventaire informatisées sur la base Micromusée. Les informations telles que le nom des médailleurs, les dates de réalisation, les mesures des médailles ont été saisies conformément aux normes imposées par l’État. Des « dossiers d’œuvres » (composés de documents liés à l’acquisition, la restauration, les expositions et les publications dans lesquelles l’objet a figuré) ont également été créés ou complétés. Cette démarche vient ainsi nourrir la documentation existante.

- Photographie des médailles et intégration des clichés sur la base.

- Reconditionnement des médailles.

Avant cette intervention, l’ensemble des pièces était conservé dans un meuble à plans. Un système de conditionnement a été imaginé avec des matériaux neutres conformes aux impératifs de conservation sans être gourmand en place. Les médailles sont classées selon l’ordre de leur numéro d’inventaire.

Plateaux numismatiques dans lesquels étaient rangées les médailles. Le tissu synthétique recouvrant ces plateaux était inadéquat pour la conservation des pièces. Plateaux numismatiques dans lesquels étaient rangées les médailles. Le tissu synthétique recouvrant ces plateaux était inadéquat pour la conservation des pièces.

Les plaques de mousse de conservation sont creusées pour recevoir les médailles. Le numéro d‘inventaire, écrit en-dessous de chaque pièce, est tout de suite visible. Tiroir accueillant la collection numismatique. Ce type de conditionnement ne convenait pas à certaines médailles, plus grandes ou plus épaisses. Les boîtes contenant les médailles sont numérotées.

- Les médailles sont ensuite récolées.

- Début du travail d’inventaire rétrospectif. Cette procédure consiste à inventorier a posteriori des objets qui, lors de leur entrée dans les collections, n’ont pas été « enregistrés ».